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Hameçonnage

Aussi appelé : phishing

Définition

L’hameçonnage est une tromperie qui imite un interlocuteur de confiance pour vous pousser à livrer des informations, ouvrir un fichier ou accomplir une action dangereuse.

Dit autrement

Quelqu’un porte le costume de votre banque ou d’un livreur pour vous faire ouvrir la porte, alors qu’il n’a aucun lien avec cet organisme.

Un exemple

Vous recevez un message annonçant un colis bloqué et réclamant des coordonnées bancaires. Au lieu de suivre son lien, vous consultez directement le suivi sur le site du transporteur.

L’hameçonnage (phishing) consiste à se faire passer pour un interlocuteur de confiance afin de vous tromper. Le message cherche à provoquer une action : donner un secret, payer, ouvrir un fichier ou autoriser un accès.

Comment ça marche

La tromperie peut arriver par courriel, par message sur téléphone, sur un réseau social ou pendant un appel. Le fraudeur reprend un logo, un nom connu ou le ton d’une administration. Il peut utiliser des renseignements réels vous concernant pour rendre son histoire crédible. Connaître votre nom ou votre commande ne prouve pas son identité.

Le message joue souvent sur l’urgence, la peur d’une sanction ou l’espoir d’un remboursement. Une page copiée peut ressembler à votre espace habituel tout en appartenant à une autre adresse. L’objectif est de vous faire agir avant de vérifier. Les fautes d’orthographe peuvent éveiller un doute, mais leur absence ne garantit rien.

Un lien suspect peut conduire à cette fausse page. Une pièce jointe peut aussi installer un programme dangereux si vous l’ouvrez et autorisez son exécution. La forme de l’attaque varie ; la demande et son contexte comptent davantage qu’un indice isolé.

La fiche de Cybermalveillance.gouv.fr sur l’hameçonnage décrit cette usurpation d’un tiers de confiance. Elle propose aussi des réactions adaptées lorsque des informations ont déjà été transmises.

Pourquoi c’est important pour vous

Dans un exemple fictif, un message annonce la suspension de votre messagerie. Il propose de conserver l’accès en confirmant votre mot de passe. Votre inquiétude est compréhensible, mais vous n’avez pas besoin de passer par ce message pour vérifier la situation : ouvrez votre application habituelle ou une adresse déjà connue.

La fiche pour contrôler un lien sans ouvrir sa destination détaille ce contrôle. Si l’adresse reste difficile à interpréter, utilisez un autre chemin vers le service. Vous pouvez également joindre l’organisme avec des coordonnées obtenues indépendamment du message reçu.

Si vous avez seulement reçu le message, évitez d’interagir avec son contenu. Si vous avez déjà saisi un secret, remplacez-le depuis le vrai service et examinez les accès. En cas de données bancaires transmises ou de paiement, contactez rapidement votre banque par votre canal habituel. Gardez le message et les éléments utiles pour expliquer ce qui s’est passé.

Un code de vérification peut lui aussi être volé. Ne le dictez pas à un appelant qui prétend vouloir annuler une fraude. Une validation demandée pendant une conversation peut servir à autoriser précisément l’action annoncée comme dangereuse.

À ne pas confondre avec tout message indésirable

Une publicité non sollicitée n’est pas nécessairement une tentative de vol. À l’inverse, une attaque ciblée peut sembler personnelle et arriver depuis le compte compromis d’une connaissance. Un expéditeur familier ne suffit donc pas à rendre une demande inhabituelle légitime.

Vous pouvez demander confirmation par un autre moyen sans accuser votre correspondant. Une vérification calme protège aussi la personne dont le nom ou le compte a été utilisé.

Où ce mot revient dans l'Académie

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