Intermédiaire Leçon 2 sur 8 8 min

Partager un document : lecture seule ou modification ?

À la fin de cette leçon, vous saurez inviter une personne avec les permissions nécessaires sur un document.

La leçon en 30 secondes

Pour partager un document, choisissez les personnes autorisées et ce qu’elles pourront faire. Une invitation nominative avec un accès limité convient mieux à un échange privé qu’un lien utilisable par toute personne qui le reçoit.

Choisir un droit adapté
Lecture seuleModification du contenuConsulter le documentCorriger le texteRelire sans intervenirParticiper au travail

Pour partager un document, choisissez les personnes autorisées et ce qu’elles pourront faire. Une invitation nominative avec un accès limité convient mieux à un échange privé qu’un lien utilisable par toute personne qui le reçoit.

Ce que ça veut dire

Un lien de partage donne une adresse vers un document, mais ses effets dépendent des réglages d’accès. Il peut être réservé aux personnes invitées, aux membres d’une organisation ou à toute personne qui possède le lien. Envoyer l’adresse ne suffit donc pas à expliquer qui peut entrer.

La permission de lecture autorise la consultation. La permission de modification permet de changer le contenu. Certains services proposent aussi un rôle de commentaire, utile pour demander un avis sans laisser réécrire le texte. Les possibilités de téléchargement, de copie ou de repartage dépendent du service et des réglages.

Le destinataire de votre message n’est pas forcément le seul bénéficiaire du partage. Avec un lien largement ouvert, un transfert du message peut étendre la circulation du document. À l’inverse, une invitation liée à un compte précis peut obliger la personne à se connecter avec l’adresse autorisée. Ce contrôle porte sur l’accès au service, pas sur ce que la personne fera des informations déjà consultées.

Le stockage en ligne facilite ces échanges parce que chacun rejoint le même exemplaire. Il faut cependant distinguer ce fonctionnement d’une pièce jointe envoyée par courriel : la pièce jointe crée une copie chez le destinataire, que vous ne pourrez généralement plus rappeler en retirant un partage.

Un exemple concret

Dans cet exemple fictif, vous préparez le programme d’une association. Une bénévole doit vérifier les horaires ; la personne chargée de la mise en page doit corriger le document. Il serait commode de transmettre à tout le groupe un lien donnant la modification, mais cet accès dépasserait les besoins.

Invitez la bénévole avec un droit de commentaire si le service le permet. Accordez la modification à la personne qui réalise les corrections. Gardez le document de travail dans un espace réservé, puis préparez une version de diffusion quand le programme est validé. Les membres qui doivent seulement lire n’ont pas besoin d’un accès au brouillon.

Avant d’envoyer, regardez aussi les pages annexes et les commentaires. Un fichier peut contenir une adresse personnelle oubliée ou des notes de préparation. Restreindre les accès est utile, mais choisir un document ne contenant que les informations nécessaires l’est tout autant.

Comment inviter sans ouvrir trop largement ?

Commencez par identifier le document exact et son propriétaire, c’est-à-dire le compte qui en contrôle les accès. Consultez son panneau de partage. Vérifiez les personnes déjà présentes et l’audience générale du lien avant d’ajouter un contact. Les intitulés et les possibilités varient selon le service, le compte et les règles de l’organisation.

Saisissez l’adresse connue de la personne, relisez-la et sélectionnez le rôle adapté à sa tâche. Un nom proposé automatiquement peut correspondre à un autre contact : comparez l’adresse complète. La fiche partager un document Google Docs en lecture seule permet de pratiquer avec un document non sensible.

Demandez ensuite au destinataire de confirmer qu’il peut ouvrir le fichier et que le rôle obtenu correspond au besoin. Si l’accès échoue, vérifiez d’abord le compte utilisé. Ne rendez pas le lien public pour résoudre trop vite une erreur d’adresse ou de connexion. Vous risqueriez de corriger le problème d’accès en créant un problème de confidentialité.

Que faut-il revoir après le partage ?

Un accès peut provenir du dossier qui contient le document. Selon le service, les permissions héritées de ce dossier ne peuvent pas être réduites directement sur le fichier. La documentation officielle de Google Drive sur les partages explique ce fonctionnement. Si les accès vous semblent incohérents, examinez le dossier parent avant d’accorder un droit supplémentaire.

Lorsque la tâche est terminée, revoyez les invitations encore nécessaires et retirez les autres. Prévenez les personnes concernées pour éviter qu’elles travaillent sur un ancien exemplaire. Retirer un accès empêche les futures consultations par cet accès ; cela ne détruit pas les copies ou captures déjà réalisées.

Pour une simple relecture, entraînez-vous avec la fiche commenter un document partagé sans modifier son texte. Le contrôle final tient dans une phrase concrète : telle personne peut faire telle action sur ce document précis. Si vous ne pouvez pas compléter cette phrase, le partage mérite une vérification.

Pour aller plus loin

La prochaine leçon explique comment suivre les interventions dans un document collectif. Vous apprendrez à distinguer une remarque, une proposition de correction et une version enregistrée.

Le niveau d’accès doit correspondre à la tâche de chaque personne.

Testez-vous

Une personne doit seulement consulter un document. Quel droit convient ?

Les mots de la leçon

Passer à la pratique